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đ€IActualiteÌs du 16 FeÌvrier

Bonjour Ă toutes et Ă tous!
DĂ©couvrez les derniĂšres actualitĂ©s sur lâintelligence artificielle !
đ Nouveau chapitre dans la guerre des modĂšles IA
On a longtemps comparĂ© les modĂšles IA sur la qualitĂ© de leurs rĂ©ponses. Aujourdâhui, le vrai sujet est ailleurs. Ce qui compte, câest leur capacitĂ© Ă travailler longtemps, sur des tĂąches complexes, sans perdre le fil.
Câest exactement le problĂšme que veut rĂ©soudre Anthropic avec son nouveau modĂšle haut de gamme, Claude Opus 4.6.
Le problĂšme des agents qui âfatiguentâ : quand un agent IA travaille sur un gros dĂ©pĂŽt de code, un document de 200 pages ou un workflow en 15 Ă©tapes, il finit souvent par dĂ©crocher : le contexte devient flou, la mĂ©moire sature, le raisonnement se dĂ©grade, et donc un humain doit reprendre la main.
Opus 4.6 a Ă©tĂ© conçu prĂ©cisĂ©ment pour Ă©viter ça. La grande nouveautĂ©, câest lâĂ©chelle. Le modĂšle dispose dâune fenĂȘtre de contexte de 1 million de tokens (en bĂȘta). En clair : on peut garder en mĂ©moire un dĂ©pĂŽt complet ou une longue session sans devoir couper rĂ©guliĂšrement. Il peut aussi gĂ©nĂ©rer jusquâĂ 128 000 tokens en sortie, donc produire un gros artefact en une seule fois, sans fragmentation.
Anthropic ajoute deux éléments intéressants :
- Adaptive thinking : le modÚle décide quand il doit mobiliser plus de raisonnement.
- Effort levels : on choisit soi-mĂȘme le niveau dâeffort (et donc le compromis coĂ»t / vitesse / profondeur).
Enfin, un systĂšme de compression du contexte rĂ©sume intelligemment les Ă©changes prĂ©cĂ©dents pour prolonger lâexĂ©cution. On ne parle plus seulement dâun chatbot. On parle dâun agent capable de tenir dans la durĂ©e. Les rĂ©sultats suivent.
Le positionnement est clair : Claude vise les workflows longs et structurés.
De son cÎté, OpenAI élargit le terrain de jeu également avec le lancement de GPT-5.3-Codex. Les premiÚres versions de Codex écrivaient et relisaient du code. GPT-5.3-Codex va plus loin : il exécute des tùches complÚtes sur un environnement réel.
Il agit dans : le terminal, lâĂ©diteur, le navigateur, les applications de bureau. Et surtout, on peut intervenir en cours dâexĂ©cution, pas besoin de repartir de zĂ©ro si la demande Ă©volue.
La compĂ©tition entre les modĂšles ne porte plus uniquement sur la qualitĂ© dâune rĂ©ponse. Elle porte sur : la gestion du contexte, lâautonomie, la durĂ©e dâexĂ©cution, le coĂ»t par tĂąche complĂšte. Claude mise sur la mĂ©moire et la planification. OpenAI mise sur lâintĂ©gration et lâexĂ©cution.
On entre dans une phase plus mature : des agents qui travaillent vraiment, pas seulement des modÚles qui répondent.
đ§ LâIA, Ă©norme investissement et nervositĂ© des marchĂ©s
Les grandes entreprises technologiques prĂ©voient des dĂ©penses record pour lâIA en 2026 â estimĂ©es entre 600 et 700 milliards de dollars au total pour des gĂ©ants comme Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta.
Ces annonces massives impactent la confiance des investisseurs. MĂȘme lorsque les rĂ©sultats sont solides en termes de revenus ou de bĂ©nĂ©fices, des dĂ©penses IA trĂšs Ă©levĂ©es peuvent faire baisser les cours boursiers parce que les marchĂ©s doutent de la rapiditĂ© avec laquelle ces investissements seront rentables.
Regardons lâexemple dâAlphabet. Sur le papier, tout va bien : 34,5 milliards de dollars de bĂ©nĂ©fices trimestriels (+30 %), 113,8 milliards de CA, le cloud atteint 70 milliards en rythme annuel, YouTube gĂ©nĂšre 60 milliards. Sundar Pichai met en avant la montĂ©e en puissance de Gemini, qui traite dĂ©sormais plus de 10 milliards de tokens par minute. Mais le marchĂ© a retenu autre chose. Alphabet prĂ©voit dâinvestir entre 175 et 185 milliards de dollars en 2026, principalement dans lâinfrastructure IA. Câest bien plus que prĂ©vu. RĂ©sultat : lâaction a chutĂ© dâenviron 5 % avant de se stabiliser.
Ce phĂ©nomĂšne nâest pas isolĂ© Ă Alphabet : Microsoft a vu ses actions baisser aprĂšs des annonces de dĂ©penses IA importantes, malgrĂ© des rĂ©sultats financiers corrects. Amazon a chutĂ© quand sa stratĂ©gie de capex massif (dont une grande part pour lâIA) a suscitĂ© des doutes sur la rentabilitĂ© Ă long terme. Nvidia, un baromĂštre de lâĂ©cosystĂšme IA, a connu des mouvements de marchĂ© volatils liĂ©s aux inquiĂ©tudes sur la valorisation et la dĂ©pendance aux partenaires IA.
Ce mouvement dâinquiĂ©tude tient Ă plusieurs dynamiques :
- Dépenses énormes et retours incertains : les investisseurs ne veulent plus payer uniquement pour des promesses. Ils veulent voir des profits tangibles.
- Rotation sectorielle : certains capitaux quittent les valeurs tech les plus spéculatives pour des secteurs jugés moins exposés aux incertitudes IA.
- Sentiment de bulle potentielle : plusieurs analyses comparent les valorisations et comportements Ă des Ă©pisodes spĂ©culatifs historiques, crĂ©ant une prudence accrue. Bulle ou pas bulle, câest la grande question que tout le monde se pose et Ă laquelle personne ne sait vraiment rĂ©pondreâŠ
On voit ainsi une réévaluation gĂ©nĂ©ralisĂ©e des risques et des profits liĂ©s Ă lâIA â et les investisseurs rĂ©ajustent leurs portefeuilles en consĂ©quence.
đ Câest tout, pour le moment !
Vous avez des suggestions, un projet ou tout autre sujet dâĂ©change ? NâhĂ©sitez pas Ă me contacter directement !
A bientĂŽt!
Alex